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Final Fantasy Crystal Chronicles : Ring of Fates

Final Fantasy Crystal Chronicles : Ring of Fates

Dans un monde régi par les cristaux, seuls remparts contre l'atmosphère nauséabonde, deux enfants coulent des jours heureux. Ils évoluent dans l'univers de Final Fantasy Crystal Chronicles, bien moins connu que celui de son homonyme Final Fantasy. Si certains éléments de l'univers cristallin sont communs aux FF et seront donc familiers aux possesseurs de Final Fantasy III sur DS, les deux jeux ne sont cependant pas redondants puisque l'un est un RPG assez linéaire avec combats au tour par tour, tandis que Ring of Fates explore, quant à lui, les trois dimensions de l'espace et se classe dans la catégorie des action-RPG avec des combats en temps réel.
Le jeu nous invite donc à suivre l'aventure initiatique des jumeaux Yuri et Chélinka. Le scénario sera ponctué par leurs réactions enfantines mais on sera tout de même déstabilisé par la personnalité extrêmement niaise de Yuri. Cela ne fera que souligner le contraste avec une seconde phase, au cours de laquelle les jumeaux, plus âgés, devront faire face à des événements dramatiques. La lutte entre le bien et le mal sera au programme mais le déroulement du jeu sera aussi l'occasion de découvrir l'histoire des deux enfants. Le scénario est cohérent et l'on apprécie fortement les superbes cinématiques qui ponctuent l'aventure en apportant de nouvelles informations.

 



Au commencement, étaient les tribus


Le monde des chroniques cristallines est peuplé par quatre tribus possédant chacune une technique tribale accessible ou non via l'écran tactile. Elle sera indispensable pour débloquer certains mécanismes et obligera donc à utiliser les différents personnages au cours de l'aventure.
Les Clavats sont la caste guerrière et sont incarnés par Yuri et Chélinka. Ils utilisent une épée et sont très efficaces en combat rapproché. Il est à noter que dans les donjons, on ne contrôlera que le garçon mais que sa soeur apparaitra subitement lors des dialogues et des cinématiques. Après un temps de réflexion et un regard en coin en direction des développeurs, on en arrivera à une conclusion plausible permettant de satisfaire notre côté rationnel et qui ressemblera à "Yuri porte Chélinka dans son coeur et celle-ci se dévoue corps et âme à son frère".
La tribu des Yukes est représentée par Alhanalem et correspond aux magiciens. Ce personnage rappellera essentiellement son existence lorsqu'il actionnera des mécanismes grâce à sa technique tribale.
Les Selkies vivent dans la forêt et sont un peu sauvageons. Gnash a faim et l'exprimera à plusieurs reprises. Cet attachant rouquin tirera à l'arc et effectuera des doubles sauts ce qui fera de lui un élément déterminant de votre équipe.
Meeth représente la tribu de Lilties et est alchimiste. Elle produira des orbes dans son chaudron, permettant de recharger vos provisions et sera d'une aide exemplaire pour certains passages auxquels elle seule a accès grâce à sa marmite.

 



Mon royaume pour un donjon

Le jeu est divisé en donjons qui eux-même se subdivisent en plusieurs pièces. Pour se situer, une carte locale est toujours présente à l'écran, indiquant personnages et sorties, mais on dispose aussi d'une carte globale du donjon sur l'écran tactile. Si le système demande un temps d'adaptation, une fois maitrisé, il devient rapidement indispensable pour repérer où l'on se trouve. Car bienheureusement pour certains et au grand désespoir des autres, les mouvements à l'intérieur des donjons sont totalement libres. De quoi tourner en rond pendant des heures si l'on n'arrive pas à débloquer les différents mécanismes. Ceux-ci sont parfois particulièrement sadiques puisqu'il faudra, par exemple, vaincre tous les monstres de la pièce pour faire apparaitre la clé qui ouvrira la porte de sortie.
Nos quatre protagonistes se livreront à des combats au corps à corps ou à distance grâce aux flèches et aux orbes lancées. Une fois l'ennemi vaincu, ils récolteront des parchemins et des produits, voire des orbes, des potions, mais plus rarement des Gils (monnaie locale), donnant des cauchemars à ceux qui ont l'habitude de faire fortune dans les RPG pour équiper leurs personnages. Il est aussi possible d'utiliser la magie lors des combats, grâce à des magilithes. Leur pouvoir peut être combiné pour obtenir des attaques magiques plus puissantes ou plus spécifiques mais comme il ne s'agit pas d'un système au tour par tour, on aura peu l'occasion de s'essayer à ce type d'attaques. En effet, pendant que l'on réfléchira à la combinaison souhaitée et que l'on déplacera l'anneau magique jusqu'à l'ennemi, celui-ci viendra nous exprimer toute sa tendresse. La magie est donc utilisée de manière anecdotique, à moins de s'y entrainer très tôt dans le jeu pour en maitriser les différentes combinaisons.
Dans Ring of Fates, pas de sources magiques, d'auberges ou d'églises pour se ressourcer. Ici, des cristaux servent à la fois à régénérer, ressusciter et sauvegarder. On en trouve environ un par niveau. Si dans FF III, on s'arrachait les cheveux après s'être fait laminé par le boss car on devait recommencer tout le donjon, ici, cela ne sera pas le cas. En effet, les boss sont plutôt faciles à vaincre si l'on utilise un peu ses neurones et que l'on garde raisonnablement ses distances. En sus, lorsque tous les membres de l'équipe sont morts, la possibilité est offerte de redémarrer autant de fois qu'on le souhaite au boss, à condition de ne pas éteindre sa console, bien sûr.

 


Les grands moments de solitude

Une fois que l'on a récupéré Meeth, Al et Gnaf, certains points noirs du jeu sautent aux yeux.
Commençons par les combats. Yuri n'est enfin plus seul, il a des partenaires, quelle joie ! Sauf que l'on finit par constater que seul le personnage actif se bat véritablement. Les autres participent avec plus, voire moins, de motivation. Cela devient carrément problématique lorsqu'il y a quatre ennemis à affronter vu qu'ils rêvent tous de vous faire la peau, et c'est encore pire lorsque l'on affronte les derniers boss du jeu puisque l'on se retrouve fréquemment avec des partenaires qui se prennent pour Casper le petit fantôme. Cela pourra jouer des tours à ceux qui sélectionneront mal leur personnage actif en début de combat ainsi que lors de la confrontation avec le boss final, mais je vous en laisse la surprise.
Hors combat, cela pourrait ne pas être gênant. Et pourtant ! Pendant que vous êtes en train de sauter de plate-forme en plate-forme, que font certains de vos copains ? Eh bien, ils se suicident ! On aura ainsi des surprises une fois l'équipe agrandie en découvrant que tout d'un coup, nos amis ont pris un aspect fantomatique. Grands moments de solitude en perspective, doublés de l'ennui d'avoir à dépenser des potions et des magilithes pour compenser les bugs du jeu.
Toutefois, quelques instants jouissifs tirent partie de votre vie sociale comme lors de la fabrication de pyramides humaines permettant d'accéder à des endroits trop élevés, ou la possibilité de pouvoir regrouper les membres de l'équipe au même endroit pour les ressusciter/régénerer avec une seule orbe. L'autre point fort du gameplay est marqué par le fait que l'équipe ne vous suivant presque pas comme un mouton, il est possible de placer ses personnages aux endroits stratégiques. Ainsi une fois tout le monde en hauteur, si Gnash se vautre en ratant ses sauts à cause du système de caméra qui laisse parfois à désirer, il suffira d'une pression du L pour qu'il rejoigne l'autre membre de l'équipe qui sera devenu votre nouveau personnage actif. Cela évite de refaire vingt fois le chemin et c'est d'autant plus appréciable que l'on joue vraiment en trois dimensions, aussi bien au sol qu'en haut des niveaux.

 



Il est frais mon mithril

Comme dans tout RPG, on aime faire des emplettes. Quatre types de boutiques sont disponibles : équipement, bonus, artisans, magies et potions.
Concernant l'équipement, on retrouve les grands classiques des jeux de rôle et des Final Fantasy : casques, armures et armes. Le tout se décline en fonction des points d'attaque, de défense et de magie. De nouveaux items seront débloqués au fur et à mesure de l'avancée dans le jeu mais resteront en nombre limité : chaque clan dispose d'un seul type d'arme tandis que les armures sont accessibles à tout le monde. On pourra faire des assortiments hétéroclites mais les casques sont généralement couvrants et l'on en arrive parfois à se demander qui est qui puisque les personnages portent leur équipement à temps plein dans les différentes phases du jeu, exceptées les cinématiques.
Côté magie, on achètera des orbes élémentaires, de restauration des points de vie ou permettant de ressusciter nos fantomatiques amis. Deux types de potions sont disponibles et concernent les jauges de vie et de technique tribale. Cela reste assez limité en somme...
Le vendeur de bonus permet d'accroitre les possibilités de stockage des différents items ainsi que d'améliorer les capacités des personnages.
L'artisan utilise, quant à lui, les parchemins et produits récoltés dans les donjons pour fabriquer des équipements aux propriétés spécifiques.
Gros bémol concernant les commerces : l'interface est hasardeuse. Pour chaque équipement, une flèche indique s'il augmentera ou non les capacités des personnages mais certains objets signalés positivement augmenteront d'un point l'attaque tout en diminuant les capacités de défense et de magie procurées par l'équipement déjà porté. On achète donc des accessoires complètement inutiles et c'est d'autant plus pénible que les Gils ne coulent pas à flots. Le problème est encore plus prononcé avec l'artisan puisque là, on sait juste qui pourra utiliser l'objet fabriqué et pas si cela augmentera ou non ses capacités.
A quelques occasions, les commerçants sont remplacés par des Mogs, petites bestioles farfelues. Ils sont personnalisables et échangeables par Wi-Fi.

 



Partons en quête mes frères... et soeurs

Parallèlement au mode histoire, on peut jouer au mode quête. On pourra choisir son personnage parmi les quatre tribus et à chaque fois les deux sexes seront disponibles. Ce mode étant complètement indépendant du mode histoire, il sera possible d'équiper son personnage mais celui-ci sera seul lors des différentes missions proposées par le roi. Au menu, on devra par exemple éliminer tous les ennemis d'un donjon en un temps très limité.
Ce mode est aussi accessible en multijoueur mais en local uniquement, à croire que Square-Enix est allergique au online. Ce sera l'occasion de coopérer à quatre dans les différents donjons, ce qui est tout à fait sympathique et permet d'avoir ENFIN des partenaires lors des combats. Chacun disposera de ses propres objets mais l'inconvénient de ce mode est que l'on ne pourra sauvegarder que sur la carte du monde.

 

 

Gameplay
7 / 10
On court, on saute, on s'accroche, on transporte, on pousse et on fait de la magie, le tout en trois dimensions s'il vous plait. Les actions sont donc variées et agréables à jouer. Côté écran tactile, il servira à sélectionner le personnage actif, les items ou à utiliser certaines techniques tribales. Son utilisation, quoique limitée, est fonctionnelle. Les deux points noirs du jeu resteront les problèmes de caméra et la passivité des partenaires qui entacheront à certaines occasions le plaisir de jouer.
Graphismes
8 / 10
Même si l'on ne peut que constater que lors des cinématiques, certains personnages sont anguleux, le reste est très agréable à l'oeil. Les personnages ont un design attachant, les donjons et décors sont variés et travaillés et le tout est coloré. On s'étonnera de voir que tout ça se passe sur notre DS qui nous avait habitués à des graphismes nettement plus basiques. Et on est en 3D qui plus est !
Bande-Son
9 / 10
Mention très bien pour cette partie puisque les musiques sont belles et que l'on se surprendra à attendre les bruitages indiquants que le boss vient de vivre ses derniers instants ou que l'on a débloqué un mécanisme. Seul bémol : les personnages n'ont pas été doublés, les voix sont donc en anglais.
Durée de vie
8 / 10
Les habitués du genre devraient boucler le mode histoire une première fois en une quinzaine d'heures ce qui leur permettra de redémarrer le jeu en mode difficile et d'aller visiter des zones inexplorées jusqu'à présent. Il faudra cependant rejouer l'histoire en entier et donc récupérer les trois autres personnages progressivement, mais on recommencera en gardant le niveau d'expérience et les items préalablement acquis. Pour les novices, la durée de jeu sera fonction de leur capacité à débloquer les mécanismes plus ou moins rapidement, tout en sachant que l'on peut facilement tourner en rond pendant une heure. Enfin, le mode quête rallongera la durée de vie du jeu que l'on peut considérer comme tout à fait satisfaisante.
Note finale
8 / 10
Le scénario est bien ficelé, les héros sont attachants, la durée de vie est appréciable et les graphismes sont pétillants, on regrettera donc fortement que le système de caméra n'ait pas été mieux pensé et que les divers membres de l'équipe aient une vie autonome plus qu'inutile. Il sera sans doute pénible pour certains de tourner en rond pendant des heures, le système de gestion des combats pourra en laisser d'autres sur leur faim, mais le niveau de difficulté évolutif devrait ravir les adeptes de RPG.
Par Zaz vendredi 25 avril 2008 à 15h43
  • Je confirme excellent jeu. comme le test ;)
    il y a 2 années
  • Note un peu élevée, l'histoire est superbe mais les phases de jeu sont gachées par des coéquipiers débiles (inutiles contre les ennemis et les boss, ils se font tuer en deux trois mouvements), par une utilisation trop complexe de la magie.
    La durée de vie est très moyenne aussi mais il rest quand même pas mal de choses à faire ensuite.
    Enfin voilà un bon jeu mais pas excellent ^^
    il y a 2 années
  • J'aurais rajouté aux tares de ce jeu, le lag omniprésent dès qu'il y a trop d'ennemis à afficher à l'écran, je trouve également la note de la conclusion trop élevée, même si malgrés ses défauts je n'ai pas pu décrocher de ce jeu avant de l'avoir fini :), bien meilleur que l'épisode game cube mais avec plus de défauts un bel essai tout de même.
    il y a 2 années
    • Firefox - Utilisateur de Firefox - Débloqué le 16 septembre 2007
    • Windows - Utilisateur de Micro$oft Window$ - Débloqué le 16 septembre 2007
  • moi la mort de mes équipier ne m'a jamais dérangé.
    il y a 2 années
    • Night Watch - We fight in the shade ! - Débloqué le 18 octobre 2007
    • Nintendo Wii - Utilisateur de Nintendo Wii - Débloqué le 10 novembre 2007
    • Nintendo DS - Utilisateur de Nintendo DS - Débloqué le 06 novembre 2007
    • Participation (niv 2) - 300 Commentaires postés - Débloqué le 27 août 2008
    • Je suis le premier ! (niv 1)  - Premier à poster sur 50 commentaires - Débloqué le 27 août 2008
  • Effectivement on peut très bien s'en sortir tout seul, en boostant l'un des persos du mieux que l'on peut. :geek:
    Cependant, certaines phases de jeu sont vraiment énervantes et peuvent nous bloquer dans notre progression.
    La recherche de "clefs" par exemple m'a fait quitter le jeu un bon nombre de fois.

    - Edit à 16h52 : Mega foudre sur le boss poisson : la moitié de la barre de vie :P
    il y a 2 années
    • Participation (niv 3) - 500 Commentaires postés - Débloqué le 17 novembre 2008
    • Night Watch - We fight in the shade ! - Débloqué le 17 novembre 2007
    • Crysis - Nanosuit User - Débloqué le 20 novembre 2007
    • Opéra - Utilisateur d'Opéra - Débloqué le 08 novembre 2007
  • Tiens, ça fait longtemps que j'ai pas posté ici mais bon, FF oblige.

    J'ai été assez déconcerté par ce test. D'un côté, la partie descriptive est complète en ce qui concerne les détails du jeu (tribus, mécanismes, objets, ...), de l'autre, on se pose beaucoup de questions avant d'arriver aux critères finaux. La réalisation et la bande son ne sont abordées qu'à côté de leur note, pas avant. L'ambiance, l'un des points primordiaux du titre, est elle aussi absente.
    On a un descriptif du jeu relativement austère quand on attend un conseil, ou non, d'achat. C'est triste.

    De même, les notes ne sont étrangement pas en adéquation avec le texte, je pense notamment à celle du gameplay et bien sûr la note finale. Après lecture du test, un évident 14-15 apparaît. Non, 17. Si elle avait été correctement argumentée, elle ne constituerait pas telle surprise.

    Il manque, qui plus est, un comparatif avec le volet Gamecube pour savoir en quoi il diffère ou ce qu'il apporte, ou encore une réelle place pour le mode multijoueur, fer de lance du titre quand même.

    Bref, un test très froid qui passe à côté de l'intérêt du titre. Dommage. :hesitant:
    il y a 2 années
  • Ouch Vidok, le retour qui fait mal :hesitant:

    La note est subjective évidemment et mieux vaut s'appuyer sur le test plutôt que sur la note pour se faire une opinion, chose que malheureusement peu de personnes font.

    Ceci-dit je te rejoins sur quelques points, le test est lui très descriptif, Zaz a voulu trop bien faire, on va pas s'en plaindre ! Du coup, effectivement, quelques points ne sont abordés que lors des notes finales.

    Quant à la comparaison avec le volet GC, cela aurait été un plus certes, mais ce n'est pas indispensable.

    A lecture du test, j'ai quand même pu me faire une opinion, ce jeu n'est pas pour moi !
    il y a 2 années
    • Tokyo Game Show 2008 - Présent lors du TGS 2008 - Débloqué le 12 octobre 2008
    • Professeur Layton -  - Débloqué le 13 avril 2009
    • Muramasa - Monohime - Débloqué le 06 avril 2010
  • J'ai vraiment pas pu blairer ce jeu, et c'est pas faute d'y avoir mis de la bonne volonté. En fait, je l'ai tout simplement détesté.
    il y a 2 années
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