Test


Thumb

A travers les siècles, le statut des femmes a évolué partout, sauf dans les jeux-vidéo. Les héros mâles sont bedonnants (Mario), chauves (Hitman) et sans bras (Rayman) et ça ne dérange personne. Etrangement, une héroïne de jeu vidéo ne peut se permettre ce genre d’extravagance et doit correspondre à une image formatée de la femme forte. Les meilleurs exemples sont Lara Croft (Tomb Raider) et Joanna Dark (Perfect Dark), elles ont toutes deux un flingue, une grosse poitrine et un joli déhanché. Le sexe et la violence. Le jeu vidéo aurait-il déjà perdu toute son innocence ? Non, une petite société japonaise nommée Nintendo résiste encore et toujours à l’envahisseur et continue de produire des jeux colorés avec de vraies petites princesses à l’intérieur. L’une de leurs protégées s’appelle Peach. Elle est ce dont toutes les petites filles rêvent : une princesse, blonde, yeux bleus et robe rose. Contrairement à Lara Croft, Peach ne possède pas d’armes à feu. Elle a juste une ombrelle qui lui sera très utile. Mais avant de rentrer dans les détails, commençons par le commencement…

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Un petit Speach

Peach fait sa première apparition en 1985 dans Super Mario Bros sur NES. Enlevée par Koopa, Peach attend que Mario vienne la sauver. Dès 1988, dans Super Mario Bros 2, elle devient jouable, partageant la vedette avec Mario, Toad et Luigi. En 2005, Peach a 20 ans et pour fêter ça, Nintendo demande à l’équipe responsable des Wario Land de lui offrir un jeu.

L’histoire commence pendant les vacances de Peach. Bowser décide de voler le sceptre des émotions qui se trouve dans le palais Mushroom. Cet objet permet de contrôler les sentiments. Le chef des koopa lance un assaut au château. Il réussit à capturer Mario et Luigi et les emmène sur une île. Un Goomba trouve le sceptre et le fait tomber. Le choc a un effet inattendu sur l’objet. Il modifie les émotions de toute l’armée à Bowser. Certains se mettent à courir en pleurant, d’autres rient aux éclats. Quand Peach revient de son voyage, elle ne trouve personne au palais. Armée d’une ombrelle magique, elle décide d’aller sauver Mario et Luigi sur l’île de la méchante tortue.

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La « Peach Touch »

Peach propose une maniabilité proche de Wario. Les boutons permettent d’exécuter un éventail complet d’actions : la princesse peut sauter, frapper, planer, soulever les ennemis puis les jeter… Par des combinaisons de touches, elle est capable d’effectuer des mouvements plus complexes comme des glissades ou l’attaque rodéo.
Mais Nintendo ne s’est pas reposé sur ses lauriers et a décidé d’enrichir sa recette grâce à l’écran tactile. Celui-ci permet de sélectionner à tout moment une des quatre émotions de Peach : la joie, la tristesse, la colère et l’émerveillement. Chacune d’elles permet au joueur d’agir sur l’environnement du jeu. Quand elle est en colère, Peach s’enflamme et peut, par exemple, brûler un pont en bois pour aller récolter les bonus qui se trouvent en dessous. Ces pouvoirs servent autant à résoudre des énigmes qu’à éliminer les ennemis coriaces. Ainsi, ils ont tendance à rendre le jeu plus facile. C’est pourquoi Nintendo a limité leurs utilisations grâce à une jauge. Tout le mécanisme du jeu tourne autour des sentiments et de la barre de magie. A chaque énigme, un pouvoir est la solution. Une des difficultés du jeu est de gérer la jauge et, quand elle est vide, de l’alimenter en rubis ou avaler des ennemis pour ne pas rester bloquer face à un obstacle. Les émotions ne fonctionnent que lorsque Peach est pied à terre.
Lors des phases immergées, l’ombrelle de la princesse devient carrément un sous-marin. Pour vous défendre des ennemis, il faut souffler dans le micro. Les bulles, ainsi produites, tueront vos assaillants. A d’autres moments, l’arme destructrice de Peach se transforme en grappin. Dans ces passages, il faut principalement éviter les ennemis en sautant. L’autre objectif est de récolter les pièces qui se trouvent sur le chemin. Ces phases de jeu sont très amusantes et font descendre la tension entre deux passages de plate-forme…

 

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Un jeu qui a la pêche !

Le jeu est divisé en 8 mondes différents : la plaine Rantatta, la forêt Mori, le manoir Hyudoro, le volcan Mukaku, la plage Suisui, la montagne glacé Shikushiku et le fameux château de Bowser. Au total, cela représente 64 stages. Les niveaux ne sont ni trop courts, ni trop longs. C’est parfait pour un jeu portable auquel on ne joue que par petites sessions. Si vous devez éteindre la console pour une raison urgente, le système de sauvegarde vous dépannera. Il permet de reprendre une partie à tout moment, même en plein saut.
Je vous préviens d’ores et déjà que si vous achetez le jeu en japonais, vous risquez de rester bloquer sur quelques énigmes. Heureusement, la limite de temps n’existe pas ici. Vous pourrez cogiter aussi longtemps que vous voulez. Et quand je dis cogiter, ce n'est pas pendant deux secondes… Dans les cas extrêmes, il se peut que vous insultiez le jeu, je vous conseille donc de monter le volume du son. A la fois exotique et envoûtante, la musique est là pour vous apaiser. Au départ, vous ne pourrez l’écouter que pendant la partie. Puis, en explorant les stages, vous trouverez des « pack musique » Ils viennent enrichir la partie « sound test » du jeu.
Cachés dans les niveaux, il y a également des pièces de puzzles que le joueur devra assembler en temps limité et trois mini-jeux sympathiques. L’un d’eux consiste à crier quelque chose à Toad pour qu’il évite les obstacles se mettant sur sa route.

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Magni-Peach

Artistiquement, le jeu est ma-gni-fi-que. Il est coloré et il n’y a aucune faute de goûts. Par moment, je me dis même que c’est le plus beau jeu de plate-forme 2d jamais fait.
Techniquement, il dépasse largement ce qui se fait sur GBA. Les sprites sont beaucoup plus détaillés et les petites animations, comme la poussière qui se soulève sous les pas de Peach, font plaisir à voir. L’air de rien, ce genre de détails rendent le jeu plus vivant.
Les ennemis sont nombreux et variés. On retrouve les goomba, les koopa et même certains boss géants de Super Mario Sunshine comme la pieuvre pollueuse. Les ennemis de base apparaissent dans le jeu sous plusieurs formes, suivant leur émotion du moment. Il est très amusant de les voir sangloter en courant comme des dératés. Malheureusement pour nous, ils deviennent plus rapides, donc plus dur à tuer. J’ai un peu honte de l’avouer, mais, chaque fois que je découvrais un nouvel ennemi, j’étais impatient de le voir s’énerver ou encore en train de pleurer à chaudes larmes… Comme quoi, même un jeu coloré peut nous rendre sadique.

 

 

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Alors ? To Peach or not to Peach ?

Il y a deux types de chef-d’œuvres : ceux qui révolutionnent le genre comme « Yoshi’s Island » sur Super NES et ceux qui exploitent des concepts préexistants et les magnifient. Super Princess Peach fait assurément partie de la deuxième catégorie.
Il n’est pas le jeu le plus original de l’année, mais il faut se rendre à l’évidence : On a envie d’y jouer encore et encore. De plus, il peut plaire aussi bien aux filles qu’aux garçons, autant aux néophytes qu’aux gamers. C’est donc un jeu qu’il sera dur de ne pas devoir prêter. En bref, un « must have ».


Verdict
Gameplay
18/20
Comme dans la plupart des jeux Nintendo, le gameplay est à la fois riche et facile d’accès. De plus, il y a une importante marge de progression pour le joueur.
18
Graphismes
18/20
Le titre est très coloré et abouti techniquement.
18
Bande-Son
16/20
Les musiques sont exotiques et entraînantes. Dans l’ensemble c’est très bien, malgré le fait qu’il n’y ait pas de thème principal.
16
Durée de vie
17/20
Pendant la première moitié du jeu, c’est facile. Après ça se corse, et même les gamers devront serrer les dents.
17
CONCLUSION
18/20
Le meilleur jeu de plate-forme sur DS avec Kirby Canvas Curse.
18

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Jeu


Cover FR
Plateforme : Nintendo DS
Editeur : Nintendo
Developpeur : Nintendo
Statut : Disponibilité : France , Japon , Etats-unis
Sortie FR : Le 26 Mai 2006
Joueurs : Jeu Solo
Genre : Plateforme

Site officiel

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