Pendant que certains sont affairés à fêter Halloween, à sortir Nathan Drake de la mouise dans laquelle il se met habituellement ou encore à patienter jusqu'au prochain Mario, d'autres s'amusent comme des petits fous sur des titres plus anciens, voire très anciens, mais toujours fédérateurs.
Et puisque les deux prochains mois vont être synonymes de banqueroute pour pas mal de porte-feuilles, il est évident que nous continuerons à vous poser cette question simple permettant néanmoins de vous exprimer sur vos coups de folie du moment : et vous, c'est quoi votre jeu (voire jeux) du moment ?
Aalok joue à Overlord II sur PS3
Aucun jeu n'arrive à flatter mon ego surdimensionné aussi bien que Overlord II. Ces dizaines de créatures m'appelant maître à longueur de temps, venant me servir de paillasson avec plaisir, fonçant allumer des feux d'artifices au risque d'exploser, que c'est bon. Quel plaisir aussi de voir des elfes idiots, voulant protéger tout ce qui est duveteux et à poil, comme les bébés phoques, dommage pour eux, je n'en ais absolument rien à faire. Mais il n'y a pas que les elfes, n'oublions pas les gnomes. Ils courent partout avec leurs chapeaux pointus, d'ailleurs ils sont parfaits comme mèches pour enflammer les nappes de goudron. Vous les jetez dans une flaque, vous lancez une boule de feu dessus et un torrent de feu se déchaine.
Et les femmes alors, celles qui vous suivront sont autoritaires, diaboliques, manipulatrices, dominatrices, des femmes de rêve à côté desquelles une certaine rédactrice de LivePlayPortable passerait pour un ange. En fait, le seul problème de la vie d'un Overlord, ce sont les humains. Il faut les dominer par la magie, et parfois j'ai tendance à oublier que je dois limiter mon énorme puissance, alors ils meurent, les autres paniquent et courent dans tous les sens. Je suis obligé d'envoyer mes larbins chevauchant des loups pour détruire leurs maisons et les calmer. Je vous jure ces humains...
En fait, c'est mon serviteur, Biscornu, qui parle le mieux de ma supériorité. Après avoir effrayé un banc entier de bébés phoques, et les avoir menés vers un champ de mines pour me libérer la voie, ce brave larbin m'a déclaré « Vous voyez maitre, c'est pour ça que les autres créatures ne survivent pas, elles sont trop bêtes. Gloire au maître, gloire à l'Overlord ! ». Que c'est bon ...
SenseniX joue à Assassin's Creed sur Xbox 360
S'il y a bien un jeu pour lequel je devais mettre quelques sesterces de côté, c'était bien Assassin's Creed. Et je ne fus pas déçu quand l'intro se déclencha devant mes yeux pour laisser entrevoir les premières images d'Altaïr, maître assassin d'une confrérie ancestrale. Quel plaisir d'incarner cet homme plein de caractère et surtout doté d'une technique et d'un sens de la dissimulation hors du commun. Mes premiers pas dans les villes de Damas et de Jérusalem, merveilleusement reproduites d'un point de vue technique, sont plutôt incertains. Je déambule en cherchant mes marques et les objectifs à accomplir tel un enfant qui a perdu ses parents. Quand enfin, je commence à reconnaitre les lieux, l'extase d'incarner un assassin à la recherche de la justice et de la vérité s'avère très excitant. Je m'amuse à déambuler de toit en toit pour préparer le terrain et repérer les objectifs qui serviront à atteindre ma proie qui terrifie et exploite les habitants de chaque ville.
Après quelques heures de jeu - bien qu'un peu répétitives - j'ai pris de la confiance et m'essaie à diverses techniques et approches qui me permettront d'être encore plus discret dans la poursuite de ma mission. Même si j'ai pris l'habitude des quartiers de la ville d'Acre, je suis toujours bluffé lorsque je grimpe sur un point d'observation de la cité qui me permet d'admirer chaque quartier de la ville et la finesse des décors. Les développeurs ont vraiment fait fort et cette possibilité de grimper sur n'mporte quel point du décor devient jouissif à mesure qu'on avance dans l'aventure. J'ai toujours été fan des prouesses des Yamakasi, et pendant quelques heures j'ai pu me jeter dans le vide et atterrir dans une charrette pleine de foin sans me casser la colonne vertébrale !
Dans quelques jours sortira la suite de l'histoire de la confrérie des assassins, il se pourrait bien que je me laisse tenter et redevienne pendant une quinzaine d'heures un assassin virtuel...

Yakamya joue à Mickey & Donald : World of Illusion
Me rendant chez mon marchand de jeux rétro favori, je tombais nez-à-nez face au vénérable World of Illusion. Mon sang ne fit qu'un tour et je me retrouvais à l'acheter, écoutant le gérant me donner son avis emballé par ce jeu.
Faisant suite à l'admirable Castle of Illusions sorti sur Sega Master System et Megadrive, cet opus vous transporte dans le monde des rêves et de la magie. Mickey et Donald travaillent ensemble un spectacle de magie quand, tout a coup, ils sont transportés au coeur d'une illusion. Pour se sortir de ce monde, ils devront se mesurer à un puissant magicien. Appartenant au genre si répandu, à cette époque, des jeux de plateforme, il réussit toutefois à tirer son épingle du jeu grâce à une créativité débordante.
En effet, on ne peut être qu'admiratif devant la beauté des thèmes musicaux. Ceux-ci sont très variés et correspondent admirablement bien au monde parcouru, ce qui a pour conséquence de plonger le joueur au plus profond de l'ambiance du jeu. Une réussite qui est confirmée par des niveaux d'une beauté incroyable. Vous vous retrouverez dans un gâteau géant ou dans une bibliothèque à batailler contre des buvards.
Surtout qu'il vous faudra finir le jeu avec les deux personnages ainsi qu'à deux joueurs pour voir l'intégralité des niveaux du jeu, chaque personnage parcourant certains niveaux qui lui sont dédiés.
Mais il ne faut pas s'attendre à un production destinée aux joueurs cherchant le défi : le jeu est d'une grande facilité et les "continues" à l'infini sont là pour rappeler que le but du jeu est le rêve et la détente et non l'acharnement bestial du gamer contre sa console. De plus, le gameplay est d'une souplesse formidable, les graphismes fins et les animations travaillées.
Il est aussi à noter une autre originalité dans ce jeu, alors que dans les autres jeux du même type, le schéma est ici très manichéen : ceux qui tiennent le rôle des méchants ne sont en réalité que des rivaux comme le puissant magicien qui souhaite seulement mesurer la puissance de Mickey et Donald et non les tuer, en témoigne le compteur de vie ici remplacé par un compteur d'essais.
Une fois le jeu terminé avec les deux personnages, on s'y surprend à y rejouer tant son ambiance est agréable et ses musiques envoutantes.